"Quand les souris Dansent"

L'idée est née de tout ce que je vois passer sous mes yeux, près du sol : les enfants, leurs poussettes, les chiens, les chats, les pigeons, les pneus, les balais...
et d'une course éffrénée avec un rat qui courait, unenuit, sur les quais de la Saône, me distançant et m'attendant, jusqu'à ce qu'il disparaissent. Toutes ces choses m'interrogent : omment est le monde dans leurs yeux? Sur quoi portent-il leurs regard à leurs moments perdus? Qu'est-ce qui pourraient être effrayant, amusant, intriguant?... Existe t-il une seule manière de voir le monde? Comme à bout de souris pour scruter la planête sur les images satelitte? Ou bien du haut de nos épaules? Il devient évident que dans nos habitudes, nous passons toujours par les mêmes endroits, les même lieux, nous possédons presque chacun nos "sentiers" , nous regardons presque systématiquement les mêmes choses. En cherchant quelque peu des yeux, tout peut prendre une autre dimension. La lumière rasante du soleil fait croire, alors, que quelqu'un s'est amusé à dessiner un vélo au sol, avec de la crème, mais qui? Une boule de papier jetée dans la rue prend une autre dimension et sonne comme l'écho d'un objet sportif. Et lorsque à la nuit tombée, en allant lentement, dans une rue vide, la lumière des réverbères faire jaillir des contrastes, de la matière, des géométries.
Alors j'ai imaginé que l'appareil photo deviendrait une souris. Longeuse de murs, longeuse de sols, c'est grâce à grace à son anatomie qu'elle ne se formalise pas, Elle emprunte souvent des chemins dont on est peu habitué, voir totalement ignorant. Il devient évident qu'elle possède un comportement lié à celui de son environnement. Lorsque celui-ci va vite, elle se presse, quand il est endormi, elle devient lente. Et lorsque les chats ne sont pas là... Elle ne choisi pas ses directions au hasard. Elle ne confie jamais sa destinée à un seul trou. Elle vit sur le moment, sur ses émotions. "Quand les souris dansent" est une invitation à poser un autre regard sur ce qui nous est commun.

J'ai volontairement choisi d'utiliser des peliculles à gros grains, pour deux raisons : le grain donne une âme à la photographie, il est le souvenir de la lumière qui a existé, et aussi pour offrir une sorte de pied de nez à la photographie numérique que je juge trop lisse, trop propre. C'est aspect granuleux, me rappelle les films qui crépitaient tant à l'image que sur la bande sonore.

Texte de remplacement

L'ensemble est tiré sur du papier baryté 24 X 30, intégré à un passe-partout dans un cadre épais aux bordures noires. Chaque tirage porte un numéro. Le tirage de chaque clichés est limité à 15 exemplaires.

Bien évidement aucune photographie présente sur ce site n'est libre de droit. Un mail à l'auteur pour demander l'autorisation ne coute rien.

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